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5 idées reçues sur le décret BACS qui persistent encore en 2026

il y a 2 jours
3 min de lecture

Le décret BACS encadre l'installation de systèmes d'automatisation et de GTB (Gestion Technique du Bâtiment) dans le tertiaire depuis 2020. Pourtant, en 2026, de nombreuses idées reçues continuent de circuler et freinent la mise en conformité de certains bâtiments.



  1. Mon bâtiment est trop petit pour être concerné par le décret BACS


Le décret BACS s'applique à tout bâtiment tertiaire équipé d'un système de chauffage ou de climatisation d'une puissance nominale supérieure à 70 kW. Un seuil qui concerne bien plus de bâtiments qu'on ne l'imagine : un immeuble de bureaux de taille moyenne, un centre commercial de quartier ou même un établissement de santé de proximité peuvent dépasser ce seuil sans que leurs propriétaires en aient toujours conscience.


En effet, contrairement au décret tertiaire, l’assujettissement n’est pas lié à la surface et des bâtiments inférieures à 1000 m² peuvent être soumis au décret BACS.


La taille visible du bâtiment n'est pas le bon critère : c'est la puissance des équipements CVC installés qui détermine l'obligation. Un audit énergétique permet de lever le doute rapidement.


audit BACS. GTB. EGREEN


  1. J'ai une GTB, je suis automatiquement conforme au décret BACS


Posséder une GTB ne suffit pas. Le décret BACS impose des fonctions précises : mesure et affichage des consommations, détection des dérives, automatisation du pilotage du chauffage, de la ventilation et de l'éclairage selon des scénarios définis. De nombreuses GTB installées ne couvrent pas l'ensemble de ces fonctions et doivent être reparamétrées, voire remplacées.


La conformité s'évalue fonction par fonction, pas seulement sur la présence d'un système de supervision.  Le décret BACS se base sur la norme NF EN ISO 52120-1 et les différentes classes pour valider que la solution GTB est conforme.



  1. Le décret BACS est uniquement une contrainte administrative


Voir le décret BACS comme une simple case à cocher a un coût bien réel : celui de continuer à payer pour des dérives qu'un système conforme aurait détectées.

Un chauffage qui continue de tourner dans des locaux vides, une climatisation mal régulée sur plusieurs étages, une dérive de consigne qui passe inaperçue pendant des semaines : ce sont des situations courantes dans les bâtiments qui n'ont pas les fonctions de détection et d'automatisation exigées par le décret. L’amélioration du confort des occupants est également permise par la mise en place d’une GTB.



comprendre le décret bacs
Lire le guide sur le décret BACS


  1. La conformité au décret BACS coûte forcément cher


Le coût dépend entièrement du point de départ.


Un bâtiment déjà équipé d'une GTB partiellement fonctionnelle nécessite souvent des ajustements ciblés (ajout de capteurs, reparamétrage, mise à jour logicielle) plutôt qu'un remplacement complet.

Le budget doit aussi s'apprécier au regard des économies générées : une GTB conforme permet généralement de réduire les consommations de chauffage et de climatisation, ce qui amortit l'investissement sur plusieurs années.

Un diagnostic préalable permet de chiffrer précisément les travaux réellement nécessaires, souvent bien en deçà d'une remise à neuf complète.



  1. Une fois installée, la GTB fonctionne toute seule

C'est sans doute l'idée reçue la plus coûteuse à long terme.

Une GTB non suivie dérive : des consignes mal ajustées, des capteurs défaillants non détectés ou des scénarios obsolètes peuvent réduire, voire annuler, les bénéfices attendus.


Un pilotage conforme au décret BACS suppose un suivi régulier des données, des ajustements réguliers et une maintenance active. Sans cela, le système continue de fonctionner, mais plus nécessairement de manière optimale ni conforme dans la durée.



Decret BACS état des lieux par le GIMELEC
Lire l'interview du GIMELEC sur l'observatoire national des BACS

Le décret BACS ne se résume ni à un seuil de surface, ni à la simple présence d'une GTB. C'est un cadre qui, correctement appliqué et suivi dans le temps, se traduit par des économies d'énergie réelles et une meilleure maîtrise du bâtiment. Un audit préalable reste la meilleure façon de savoir précisément où en est votre bâtiment vis-à-vis de ces obligations.




EGREEN vous accompagne dans toutes les étapes de votre transition énergétique.

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