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Décret BACS : maîtriser les consommations en multi occupation

il y a 25 minutes
3 min de lecture

Mesure par zone, pilotage énergétique et valorisation des immeubles tertiaires


La performance énergétique des bâtiments tertiaires est devenue un sujet central pour les propriétaires et exploitants, sous l’effet combiné des exigences réglementaires, des variations des coûts de l’énergie et des attentes croissantes des occupants.


Parmi les textes structurants, le décret BACS impose une approche de la gestion énergétique des bâtiments fondée sur le pilotage, la mesure et l’analyse fine des consommations.


Dans les bâtiments en multi occupation, une problématique s’impose : la gestion et la facturation des consommations d’énergie par preneur.


Une gestion répartie de l’électricité peut être l’une des briques de la mise en conformité au Décret BACS au travers du suivi des consommations par usage et par zone.


idées reçues sur le décret BACS. EGREEN


La problématique de la facturation par preneur dans les bâtiments en multi occupation 


Dans un immeuble multi occupé, plusieurs entreprises partagent un même bâtiment, avec des usages, des horaires et des niveaux d’intensité énergétique très différents.

 

Pourtant, dans de nombreux cas, les consommations d’électricité sont :

  • mutualisées à l’échelle du bâtiment

  • refacturées sur des bases forfaitaires

  • ou réparties selon des clés de répartition (surface, tantièmes) peu représentatives des usages réels.



Des limites opérationnelles et économiques

Cette organisation génère plusieurs difficultés :

  • Manque d’équité entre preneurs : certains occupants peuvent consommer davantage sans que cela soit réellement reflété dans leur facturation

  • Absence d’incitation à la sobriété énergétique : sans lien direct entre consommation réelle et facturation, la responsabilisation reste limitée

  • Complexité administrative pour le propriétaire ou le gestionnaire

  • Conformité réglementaire complexe avec des objectifs du Décret Tertiaire définit au niveau du preneur mais des consommations mutualisées à l’échelle du bâtiment

 

Au-delà de l’aspect financier, cette absence de granularité limite également la compréhension fine des consommations par zone, ce qui freine toute démarche d’optimisation énergétique.



Une gestion répartie de l'énergie comme levier de performance


Pour répondre à ces enjeux, certaines approches reposent sur une gestion répartie et granulaire de l’électricité.


Une facturation basée sur les index réels

Le principe consiste à s’appuyer sur des données de consommation mesurées réellement, et non estimées. 


Cela permet :

  • Une facturation plus juste

  • Une transparence renforcée

  • Une responsabilité des occupants

  • Une meilleure maîtrise des consommations



Des bénéfices directs pour le propriétaire et l'exploitant


Cette approche de gestion répartie de l’électricité apporte des bénéfices opérationnels et financiers significatifs : 

  • Une flexibilité accrue face aux mouvements des preneurs, grâce à une gestion simplifiée des entrées et sorties

  • Une sécurisation des flux financiers avec une limitation des risques d’impayés pour le propriétaire

  • Une meilleure lisibilité des consommations énergétiques à l’échelle du bâtiment



Décret BACS : quelles obligations en matière de suivi énergétique ?


Le Décret BACS vise à généraliser l’usage des systèmes d’automatisation et de contrôle dans les bâtiments tertiaires.


Son objectif est clair : réduire les consommations d’énergie grâce à un pilotage intelligent et continu des équipements techniques.


comprendre le décret BACS en un coup d'oeil. EGREEN
Comprendre le décret BACS en un coup d'oeil

Le suivi des consommations par zone : un point clé


Parmi les exigences du décret BACS, les données de production et de consommation énergétique des systèmes techniques du bâtiment doivent être mesurées par zone fonctionnelle et à un pas de temps horaire. Ce suivi permet : 

  • D’identifier précisément les postes énergivores

  • De comparer les performances entre zones

  • De mettre en place des actions correctives ciblées

  • De justifier des gains énergétiques réalisés


Sans une mesure fiable, granulaire et continue, il est compliqué de piloter efficacement un bâtiment.



Mutualiser les données issues de la gestion répartie pour répondre au décret BACS


La donnée collectée dans le cadre d’une gestion répartie de l’électricité constitue un socle particulièrement pertinent pour répondre aux exigences du décret BACS.


En effet, les mesures réalisées apportent une granularité déjà alignée avec la logique de suivi par zone fonctionnelle et offrent une base exploitable pour l’analyse énergétique.


Cette mutualisation permet de passer à une logique de pilotage énergétique structuré.






EGREEN : l'accompagnement sur-mesure dédié à la performance énergétique des bâtiments tertiaires.

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