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Décret Tertiaire, ombrières, énergie verte : simplifier la transition énergétique des entreprises

  • il y a 46 minutes
  • 6 min de lecture

La transition énergétique n'est plus une option


Les obligations réglementaires en matière d’énergie se sont considérablement renforcées ces dernières années pour les entreprises françaises. Le décret tertiaire impose des réductions de consommation allant jusqu’à 60 % d’ici 2050. La loi APER contraint progressivement les exploitants de parkings à installer des ombrières photovoltaïques. Le décret BACS exige l’automatisation du pilotage des équipements techniques des bâtiments. En parallèle, les exigences en matière de reporting extra-financier et de politique RSE poussent de plus en plus d’entreprises à verdir leur approvisionnement énergétique.


Face à cette accumulation de contraintes, beaucoup d’entreprises se retrouvent démunies. Par où commencer ? Comment articuler la conformité réglementaire avec la maîtrise des coûts ? Comment éviter de multiplier les interlocuteurs sans perdre en qualité d’accompagnement ?


La clé est d’aborder ces sujets non pas séparément, mais comme les briques d’une stratégie énergétique globale. Décret Tertiaire, ombrières photovoltaïques et énergie verte ne sont pas des obligations isolées : bien orchestrées, elles deviennent des leviers de performance économique et environnementale.



Décret Tertiaire : une obligation à transformer en opportunité


Rappel du cadre réglementaire


Le Décret Tertiaire, issu de la loi ELAN de 2018, impose à tous les bâtiments à usage tertiaire de plus de 1 000 m² de réduire progressivement leur consommation d’énergie finale. Les objectifs sont ambitieux et échelonnés :

  • -40 % d’ici 2030

  • -50 % d’ici 2040

  • -60 % d’ici 2050, par rapport à une année de référence choisie entre 2010 et 2022


Chaque année, les assujettis doivent déclarer leurs consommations sur la plateforme OPERAT de l’ADEME avant le 30 septembre. En 2026, la déclaration des consommations 2025 est ouverte depuis le 24 février, avec une échéance au 30 septembre. À compter du 1er juillet 2026, l’attestation Éco-Énergie Tertiaire devra être affichée dans les bâtiments et communiquée lors des transactions immobilières.


Les sanctions en cas de non-conformité sont réelles : amende de 7 500 € pour les personnes morales, mise en demeure et publication du nom des structures défaillantes.


attestation éco-énergie tertiaire, affichage obligatoire dans les bâtiments assujettis au décret tertiaire à partir du 1er juillet 2026
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De la déclaration au pilotage : deux phases clés


Pour répondre à ces obligations, deux phases doivent être menées de front. La première est celle du diagnostic : définition du panorama énergétique du patrimoine, recueil des consentements des locataires, collecte des données de consommation, identification de l’année de référence la plus avantageuse et calcul des objectifs de réduction.


La seconde phase porte sur le pilotage opérationnel : mise à disposition d’une plateforme d’Energy Management, suivi continu des consommations, déclaration annuelle sur OPERAT, bilan des objectifs et identification des améliorations possibles, remise du certificat de conformité.


Sur ce type d’accompagnement, EGREEN s’est positionné comme un expert reconnu de la performance énergétique des bâtiments, avec plus de 10 millions de m² accompagnés et plus de 2 000 bâtiments supervisés. Son approche articule la collecte fine des données, leur analyse et la définition d’un plan d’actions concret pour atteindre les paliers réglementaires.


Ce qui fait vraiment la différence, c’est de ne pas traiter le décret tertiaire comme un sujet isolé, mais de l’articuler avec la négociation des contrats de fourniture, l’optimisation des taxes et la transition vers les énergies renouvelables.



Les ombrières photovoltaïques : anticiper l'obligation légale


Ce que dit la loi APER


La loi relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables (loi APER), promulguée en mars 2023, impose progressivement l’installation d’ombrières photovoltaïques sur les parkings extérieurs existants. Les parkings de plus de 1 500 m² sont concernés, avec un calendrier d’application échelonné selon la taille des surfaces.


Pour beaucoup d’entreprises (grande distribution, centres commerciaux, zones d’activités, sites industriels) cette obligation représente un investissement significatif, mais aussi une opportunité de produire de l’énergie renouvelable en autoconsommation ou en revente sur le réseau.


Les bons arbitrages à réaliser


Plutôt que de traiter le sujet de manière isolée, il est pertinent d’articuler cette obligation avec la stratégie énergétique globale. Plusieurs questions structurantes :

  • Quel dimensionnement choisir en fonction de la consommation réelle du site ?

  • Faut-il privilégier l’autoconsommation, la revente totale ou un modèle hybride ?

  • Comment combiner l’ombrière avec un contrat de fourniture optimisé pour maximiser la valeur ?

  • Quel impact sur la trajectoire de réduction imposée par le décret tertiaire ?

  • Le tiers-investissement est-il pertinent pour limiter l’effort financier initial ?


Cette approche intégrée permet d’optimiser le retour sur investissement et de transformer une contrainte réglementaire en levier de performance économique et environnementale.



L'énergie verte : au-delà de l'obligation, un choix stratégique


Pourquoi de plus en plus d'entreprises passent au vert ?


La demande d’énergie verte ne cesse de croître, portée par plusieurs facteurs convergents :

  • Les obligations de reporting extra-financier (CSRD, taxonomie européenne) incitent les entreprises à justifier la composition de leur mix énergétique

  • Les politiques RSE fixent des objectifs de décarbonation qui passent notamment par le verdissement de l’approvisionnement

  • Les clients et partenaires sont de plus en plus attentifs à la performance environnementale de leurs fournisseurs

  • Au-delà des obligations, une conviction croissante anime les dirigeants qui souhaitent contribuer à la transition écologique



Comment choisir une offre d'énergie verte pertinente ?


Toutes les offres dites « vertes » ne se valent pas. Le critère central est la présence de garanties d’origine, qui certifient qu’un volume équivalent d’électricité renouvelable a bien été injecté sur le réseau. Les offres les plus exigeantes s’appuient sur des garanties d’origine françaises ou issues de moyens de production identifiés (éolien, solaire, hydraulique).


Passer par une mise en concurrence est la meilleure garantie d’obtenir une offre d’énergie verte au meilleur tarif du marché, sans surcoût injustifié lié à l’intermédiation. L’intégration de ce choix dans la stratégie globale (contrat de fourniture + TURPE + taxes + transition) garantit la cohérence de l’ensemble.



Une vision 360° : quatre leviers à articuler


Pour les entreprises, la bonne équation combine quatre leviers complémentaires :


Levier 1 : le courtage en énergie

Mise en concurrence large des fournisseurs français et européens, réception et analyse des offres sous 48 à 72 heures, négociation et accompagnement jusqu’à la mise en place du contrat. Des économies pouvant atteindre jusqu’à 40 % sur les factures d’électricité et/ou de gaz.


Levier 2 : les offres Grands Comptes

Pour les entreprises consommant plus de 10 GWh, des stratégies sur mesure combinant prix fixes et prix spot. Cette approche hybride offre une flexibilité totale et permet de saisir les opportunités de marché tout en sécurisant une base d’approvisionnement.


Levier 3 : l'optimisation du TURPE et des taxes

Audit des frais d’acheminement (TURPE) et identification des exonérations fiscales applicables (Accise sur l’électricité ex-TICFE, Accise sur le gaz ex-TICGN). Ces ajustements, sans risque ni effort pour le client, génèrent des économies récurrentes souvent sous-estimées.


Levier 4 : la transition énergétique

Conformité au décret tertiaire, solutions photovoltaïques et ombrières, fourniture d’énergie verte certifiée, pilotage des données via des plateformes d’Energy Management. L’ensemble doit s’articuler dans une stratégie cohérente et personnalisée.


Ce qui rend cette approche réellement efficace, c’est que ces quatre leviers ne sont pas des services cloisonnés. Ils gagnent à être orchestrés par un interlocuteur unique ayant une vision globale du dossier.




À propos de DUNE Energie


DUNE Energie est une société française indépendante de conseil en stratégie énergétique. Elle accompagne professionnels et collectivités dans l’optimisation de leurs dépenses liées à l’énergie (électricité, gaz, TURPE, taxes) et dans leur transition énergétique, en partenariat avec EGREEN pour la performance énergétique des bâtiments.



FAQ

Qui est concerné par le Décret Tertiaire ?

Toutes les entreprises, collectivités et propriétaires de bâtiments à usage tertiaire dont la surface cumulée dépasse 1 000 m² : bureaux, commerces, hôtels, établissements de santé, enseignement, logistique, etc. L’accompagnement couvre aussi bien les propriétaires que les locataires et les copropriétés tertiaires.


Voir notre infographie récapitulative sur les assujettis.

Quelles sont les obligations liées aux ombrières photovoltaïques ?

La loi APER impose l’installation d’ombrières sur les parkings extérieurs de plus de 1 500 m², avec un calendrier progressif. Intégrer cette obligation dans la stratégie énergétique globale permet d’identifier les solutions les plus rentables (autoconsommation, revente, tiers-investissement).


Voir notre infographie sur la loi APER.

Quelle différence entre une offre d’énergie « verte » et une offre classique ?

Une offre d’énergie verte s’accompagne de garanties d’origine : pour chaque MWh consommé, un MWh équivalent d’énergie renouvelable a été injecté sur le réseau. Cela permet de verdir le reporting énergétique de l’entreprise et de répondre aux exigences CSRD.

L’accompagnement d’un courtier indépendant est-il payant ?

Dans le modèle le plus répandu, le courtier est rémunéré par les fournisseurs d’énergie en tant qu’apporteur d’affaires : l’entreprise cliente ne paie ni frais, ni honoraires, ni commission.

Une certification Bureau Veritas apporte-t-elle une vraie garantie ?

Oui. Il s’agit d’une attestation délivrée par un organisme de certification de renommée mondiale, après audit des pratiques. Elle valide la transparence du processus de mise en concurrence, la fiabilité des calculs d’économies, l’objectivité du conseil et la protection des données clients, au-delà de toute autoprésentation commerciale.

Comment articuler TURPE, taxes et transition énergétique ?

L’audit du TURPE et des taxes (Accise sur l’électricité ex-TICFE, Accise sur le gaz ex-TICGN) doit être mené en parallèle de la négociation des contrats de fourniture. Cela permet d’identifier des exonérations souvent ignorées et de générer des économies récurrentes sans effort côté entreprise.

Les collectivités territoriales peuvent-elles bénéficier de ces dispositifs ?

Oui. L’accompagnement s’adresse aux professionnels comme aux collectivités, avec une expertise adaptée aux marchés publics d’énergie et aux contraintes propres au secteur public.

Par où commencer ?

Un audit énergétique initial permet d’établir un état des lieux complet : consommations, contrats en cours, échéances, statut vis-à-vis du décret tertiaire et de la loi APER, potentiel d’énergie verte. C’est sur cette base que se construit une feuille de route réaliste et chiffrée.


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